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québécois des gais et lesbiennes
La Référence
est une initiative privée et non subventionnée qui ne peut survivre sans votre
soutien. Cliquez sur le lien ci-dessous pour nous aider et nous faire parvenir
le montant de votre choix grâce au système de paiement facile et sécuritaire
de PayPal. D'avance, merci !
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Présentation
du site
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Aujourd'hui, il se passe quelque chose de nouveau autour de nous. Vous savez
quoi ? La communauté gaie et
lesbienne a investi le champ de la
littérature et de l'édition comme jamais auparavant. S'il a
toujours existé une
certaine présence homosexuelle au cours des siècles passés et dans les livres publiés par les maisons d'édition grand
public, une autre littérature s'est développée depuis quelques années, soutenue par
de nouvelles maisons d'édition, des collections et des librairies ouvertement gaies.
Une nouvelle littérature qui n'a plus peur de s'afficher, qui parle de notre
réalité et utilise des mots vrais, au lieu de se cacher derrière des
allusions, des sous-entendus ou des romans à clefs.
En un temps record, des centaines de nouveaux auteur(e)s
sont apparus, proposant un ton, un discours différent, et illustrant des
préoccupations qu'on ne trouve exprimées nulle par ailleurs. Ironie du sort,
alors que le monde de l'édition traditionnelle va plutôt mal en général,
l'édition gaie, elle, ne s'est jamais aussi bien portée. Elle crée des
emplois, suscite des passions, multiplie les points de vente, s'incruste dans les festivals, s'empare
d'Internet, attribue et remporte des prix.
Étrangement, cette
industrie en plein essor ne possédait toujours aucun magazine spécialisé,
souffrant ainsi d'une grande absence de visibilité et d'un manque flagrant de
considération, certains s'obstinant à penser que la littérature gaie et
lesbienne n'est qu'une variante de la littérature érotique qu'on lit sous le
manteau, clandestinement, et d'une seule main. De ce fait, la production
littéraire gaie et lesbienne est encore bien souvent marginalisée. D'un
côté, les médias grand
public ne se montrent guère ouverts à couvrir ce type de littérature,
estimant qu'elle relève des publications spécialisées, tandis que d'un autre,
les médias gais eux-mêmes ne lui réservent encore qu'une place si modeste qu'elle
ne peut s'avérer qu'insuffisante. C'est en réponse à cette situation et parce
que le besoin se faisait de plus en plus sentir, que nous avons créé La Référence,
en avril 2003.
Notre site espère contribuer à sa façon à combler le manque
d'information autour de la culture gaie en général et de la littérature gaie
et lesbienne en particulier,
même si nous avons bien conscience qu'on ne pourra pas parler de tout le monde
tout le temps - la production étant beaucoup trop importante pour que quiconque
puisse avoir la prétention de tout couvrir. Mais nous vous proposons un
véritable choix éditorial à travers les informations que nous retenons. Nous voulons offrir
une vitrine aux auteur(e)s et acteurs de la littérature gaie, et plus encore, un espace
d'échange et de diffusion. Nous aimons les rencontres, les reportages et les entrevues. Nous
privilégions un contenu exclusif et nous tournons notre attention vers les
nouveaux créateurs et les révélations de demain. Nous évitons les publications trop largement médiatisées
et nous nous efforçons de parler le plus possible dans l'inédit. Nous soutenons les
initiatives qui nous semblent présenter un véritable intérêt, celles qui
nous semblent justes, et nous encourageons les partenariats. Notre bureau de rédaction est
situé en Espagne, aux îles Canaries, mais notre équipe comprend des chroniqueurs
hommes et femmes, de France et du Québec. De plus, nous bénéficions de contacts privilégiés, de complices et
de correspondants dans plusieurs villes et pays, en Suisse, en Belgique, et
parfois même jusqu'au Maghreb. Nos horizons sont ouverts. Le
sommaire du magazine est mixte et prévoit un équilibre entre les centres
d'intérêt gais et lesbiens. Nous évoquons la poésie, les romans, le
théâtre, les essais et les festivals, mais nous sommes également engagés
dans la lutte contre l'homophobie et le vih.
Diffusée
sur le web et par courriels, La Référence
rejoint directement tout un réseau d'abonnés et de visiteurs de
par le monde.
La plupart du temps, aujourd'hui
encore, les magazines traditionnels ne
s'adressent qu'à une clientèle nationale, pourtant, à l'heure du
virtuel et du cyber commerce, il n'est plus nécessaire de se
restreindre aux frontières et à la production d'un seul pays. C'est pourquoi La
Référence revendique une identité francophone globale et rend compte
simultanément d'une actualité multiple : française, belge, québécoise ou suisse.
Ce faisant, nous espérons tout à la fois offrir
une diffusion internationale aux écrits de notre communauté ainsi qu'un vaste
terrain d'exploration aux lecteurs et amateurs.
Rejoignez-nous et n'hésitez pas
à nous manifester votre soutien.
Bonne lecture !
Pierre Salducci, rédacteur en chef
salducci@la-reference.info
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La
Référence fête son numéro 50
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Qui
l’eût cru ? Ce qui n’était au départ que le modeste bulletin de
liaison de l’Union des
écrivains gais est devenu en
quelques années le site de référence le plus complet sur la littérature gay
et lesbienne francophone. Une source d’information indispensable pour tout
savoir sur les auteurs qu’il faut connaître et sur l’actualité du livre.
Fondée
en avril 2003 à Montréal par les auteurs Pierre
Salducci (ci-dessous) et Robert Gray, l’Union
des écrivains gais (UDEG) est un regroupement d’auteurs
francophones qui publient des ouvrages à thématique homosexuelle. Très vite,
l’UDEG a dépassé les frontières du Québec pour accueillir des dizaines d’hommes
et de femmes de toute la francophonie, tous désireux de partager leurs
expériences et de travailler ensemble pour améliorer la diffusion et la
visibilité de leurs livres. Comme tous ces auteurs étaient disséminés un peu
partout à travers le monde, l’idée de créer un bulletin d’information s’est
imposée d’elle-même afin de tenir les membres au courant des nouveautés et
des activités du milieu littéraire. Par la suite, de nombreux libraires et
éditeurs se sont joints au mouvement pour aboutir finalement à une véritable
synergie.
Si La Référence se contentait au début de reproduire quelques
communiqués, de publier des compte rendu de manifestations et de lancer des
invitations à assister à des événements, il est apparu rapidement
nécessaire de transformer le bulletin de liaison en véritable magazine et de
proposer un contenu éditorial original. Dès les premiers numéros, La
Référence publie des fiches critiques sur les nouveaux livres parus. Tous
les articles sont signés par des professionnels et des intervenants du milieu
de l’édition. L’équipe de rédaction compte d’emblée plusieurs
collaborateurs, tous masculins, dont Jean-Sébastien
Vallée, Hugues Demeusy et Paul-François Sylvestre.
Ceux-ci proviennent du Québec, de l’Ontario et de France. La Référence
adopte une ligne éditoriale claire : favoriser l’information la plus
complète et concrète possible, adopter une politique de soutien à l’industrie
du livre gay, et viser l’actualité et les nouveautés. Une équipe se forme
autour de ces principes. En quelques mois, La Référence dispose d’un
véritable appareil critique dont les avis sont souvent recherchés et reconnus
par les institutions du milieu de l’édition.
Fin 2004, un an et demi après sa création, La Référence décide de ne
pas se limiter à la littérature gay et de couvrir également la littérature
lesbienne. Comme l’équipe de rédaction est entièrement masculine et que La
Référence ne dispose pas de spécialiste qualifié, les premiers articles
publiés sont essentiellement des communiqués de maison d’édition, purement
informatifs et sans prise de position réelle. Ceci jusqu’à l’arrivée de
la québécoise Josée
Gabrielle Morisset, la première femme de l’équipe, qui
rejoindra les rangs de La Référence, il y juste un peu plus d’un an,
en janvier 2006.
Entre-temps, en mai 2005, la lettre de diffusion de l’UDEG (qui compte alors
un peu plus de trois ans) devient un site Internet. Pour faciliter la diffusion
et l’accès aux numéros parus, le magazine n’est plus envoyé par email
mais La Référence acquiert son propre nom de domaine la-reference.info
et le contenu de chaque numéro est désormais accessible directement sur le web.
L’adresse du site adopte volontairement le suffixe en .info pour insister sur
la vocation du magazine. Un logo est créé par l’agence québécoise Échelle
graphic. Par ailleurs, le contenu des numéros s’ouvrent de
plus en plus sur l’industrie du livre, publiant des entrevues avec des
libraires et des éditeurs pour mieux faire connaître leurs initiatives. En
même temps que le site est créé, La Référence met en ligne une page
de liens et les archives des numéros parus. Il est également possible de
remplir un formulaire d’inscription pour s’abonner gratuitement à la lettre
de diffusion.
À partir du moment où La Référence est sur le net, le nombre d’abonnés
devient soudain de plus en plus significatif et la fréquentation du site ne
cesse d’augmenter. Les échanges avec les professionnels du monde entier se
multiplient et de nouveaux collaborateurs rejoignent l’équipe de rédaction,
dont Pascal Éloy
à Montréal et Erwan
Chuberre à
Paris. Courant 2005, La Référence s’affranchit
peu à peu de son lien d’origine avec l’UDEG pour prendre son indépendance
et voler de ses propres ailes. La mention bulletin de liaison de l’Union
des écrivains gais est effacée et disparaît du site. Au cours de l’été
2005, les bureaux de La Référence quittent Montréal pour s’installer
aux îles Canaries en Espagne. Ce déménagement en Europe permet un
rapprochement avec la France et la création de nouveaux partenariats.
Dans les mois qui suivent, le format de la revue trouve sa dimension
définitive. Le nombre d’articles par numéro est fixé à huit. Pendant un
temps, la revue sortira toutes les trois semaines pour finalement privilégier
une publication mensuelle standard. La Référence se donne alors pour
objectif d’atteindre le meilleur équilibre possible entre le contenu gay et
lesbien au sommaire de chaque numéro. Par ailleurs, La Référence
introduit plus de reportages et surtout des entrevues exclusives avec des
auteurs. Thierry
Zedda et Shawn
Mir se joignent à l’équipe au printemps 2006. La présence
féminine augmente au sein de la rédaction. Le choix des livres et des auteurs
présentés s’élargit considérablement. À la même époque, La
Référence lance sa grande consultation auprès des professionnels du livre
pour connaître leur palmarès des 10
meilleurs titres gais. Le palmarès des 10 meilleurs titres
lesbiens est à venir très bientôt...
Au cours de l’été 2006, La Référence passe brièvement sous
contrôle du groupe belge Rézolibre mais l’expérience n’est pas
concluante et le magazine retrouve son indépendance dès l’automne suivant. C’est
aussi l’occasion de grands chambardements. Pierre Salducci fait appel
à Marc Gauthier, consultant chez Youpla communications à
Montréal, pour repenser l’organisation du site. Celui-ci préconise la mise
en place d’un véritable portail et la création de nouvelles pages comme par
où commencer, les
incontournables, questions
les plus souvent posées, etc. Celles-ci sont mises en ligne
progressivement au cours de l’automne. De nouveaux répertoires
d’auteurs sont également disponibles. Pablo Cruz de l’agence Punto
Net crée un nouveau logo. Laetitia Schuck, Christel
Marque et Alexandre Arnaud, trois chroniqueurs français,
se joignent à l’équipe de rédaction. L’équilibre homme femme a
finalement été atteint.
Début 2007, toujours soucieuse d’aller plus avant dans l’exploration de l’univers
de la littérature gay et lesbienne, La Référence a commencé une
série de portraits d’écrivains hommes et femmes pour rendre hommage à leurs
parcours et à leur travail. En mars 2007, notre magazine a publié son numéro
50, et en avril, La Référence fête son 4e anniversaire. Aujourd’hui,
l’équipe de rédaction compte plus de dix collaborateurs réguliers, et tout
autant occasionnels. Au total, au cours de ces cinquante numéros, La
Référence a couvert plus de 170 auteurs et près de 200 cents
ouvrages.
Merci à tous pour votre soutien, votre fidélité, votre travail passionné et
toujours de qualité.
Pierre Salducci, rédacteur en chef
la-reference@la-reference.info
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Pour en finir avec la
peur du communautarisme
ou comment prétendre à quoi que ce soit lorsqu’on n’est jamais
reconnu ?
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En 1998, Pierre
Bourdieu écrivait :
« Les homosexuels sont, de fait, des citoyens de seconde zone.
Alors, quand on vient brandir la menace du communautarisme pour rejeter
leurs revendications, j’ai du mal à voir autre chose qu’une mauvaise
foi certaine, issue d’un fond catholique, souvent inconscient et mal
assumé, qui autorise une forme de discrimination. » Personne ne
songerait d’ailleurs à traiter de communautariste une loi destinée à
l’amélioration des conditions de vie des handicapés. Sans doute parce
qu’il y a des communautés plus acceptables que d’autres. En fait, la
rhétorique souvent hypocrite des contempteurs du communautarisme masque
mal leur crainte de perdre leur propre pouvoir ou tout simplement leur
répugnance à reconnaître l'égalité des êtres humains.
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